L’intériorité, ça se cultive

Le monde est en crise. Tout le monde le sait, tout le monde le répète. Le mythe de la toute croissance tente de maintenir l’opinion humaine en état de siège. Enivrés par le pouvoir et l’argent nous ne sommes habités par la reconnaissance de l’être qu’à travers ses richesses extérieures. Le voile de l’ignorance solidement maintenu au dessus de nos têtes nous plonge dans un climat de peur et de terreur. Peur de nous-mêmes, peur de l’autre, peur de tout ce qui fait que nous ne sommes pas heureux, peur de changer, de sortir de nos espaces connus, d’ébranler nos schémas et nos croyances, tout simplement peur de découvrir notre véritable raison d’être.

Pour autant notre monde s’éveille et notre humanité se réveille. Des initiatives fleurissent partout dans le monde, même « au pas de notre porte » -si si je vous assure-. Dans le champ de l’économie, de l’industrie, de la culture, de l’éducation, du soin à la nature, etc. Chaque facette de ce qui nous affecte trouve son pendant sur un autre modèle viable et durable. C’est le fait d’êtres humains, des anonymes qui indifféremment de leur sexe, de leur age ou de leur couleur de peau sont animés par la possibilité d’un agir autrement et répondent aux cris d’alerte de l’humanité en pleurs.

Ces initiatives nous invitent toutes à un éveil des consciences, de nos consciences, et au-delà à emprunter le chemin de la connaissance de nous-mêmes : ce chemin qui nous ouvre l’accès de la porte des étoiles, le chemin par lequel notre humanité pourra basculer vers sa propre raison d’être. C’est une invitation à retrouver le sens du sacré, au-delà de toute religion, de tout dogme : ce sacré en chacun de nous, et tout autour de nous. C’est une invitation à nous sentir reliés à nous-mêmes, reliés à (ceux et) ce qui nous entoure(nt) tout en ayant le sentiment de participer à « plus grand que soi », au-delà de notre ego.

Cette voie n’est certes pas facile, voire même peut-être douloureuse mais quelle merveille que de se sentir vivre et agir avec justesse, de s’abandonner en toute confiance à la mesure du monde et au sens de l’épreuve qu’il nous donne à expérimenter dans le but de nous faire grandir et de nous sentir pleinement exister. C’est un chemin du « vas vers toi » qui entre en résonance avec l’extérieur et dont les échos intérieurs nous guident dans l’obscurité. Parce que oui, c’est bien sur le chemin de la découverte de « qui je suis », qu’ensemble nous pourrons définir ce « nous sommes ».

Julien B.

Ajouter un commentaire